jeudi 3 septembre 2026
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Une majorité de PME québécoises déconseillent de se lancer en affaires, selon un sondage

Un nouveau sondage mené auprès de propriétaires de petites et moyennes entreprises québécoises dresse un portrait préoccupant du climat des affaires : plus de la moitié d’entre eux ne recommandent plus, aujourd’hui, de se lancer en affaires dans la province. Un signal qui en dit long sur la confiance des entrepreneurs à l’approche de l’automne.



Un pessimisme affiché par les dirigeants de PME


Selon les résultats préliminaires du Sondage Voix, mené en ligne du 19 au 25 août auprès de membres de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), 51 % des propriétaires de PME interrogés affirment ne pas recommander de démarrer une entreprise en ce moment au Québec. Seuls 22 % le recommandent encore, tandis que 27 % restent indécis. Ce résultat tranche avec l’image d’une province historiquement portée par une forte culture entrepreneuriale.



Des raisons économiques bien plus que politiques


Les motifs invoqués par les dirigeants sceptiques sont avant tout d’ordre économique et administratif. L’économie jugée trop incertaine ou stressante arrive en tête, citée par 83 % des répondants, suivie par les coûts d’exploitation élevés (77 %) et la lourdeur réglementaire gouvernementale (70 %). Viennent ensuite l’incertitude liée aux échanges commerciaux avec les États-Unis (67 %), les pénuries de main-d’œuvre (58 %) et le poids des taxes et impôts (54 %). Ce climat s’inscrit dans un contexte déjà marqué par les tensions tarifaires américaines qui pèsent sur les petites entreprises depuis plusieurs mois.



Un marché du travail qui complique l’équation


La pénurie de main-d’œuvre citée par les entrepreneurs rejoint un paradoxe déjà observé ailleurs dans l’économie québécoise, où le chômage progresse alors que des postes restent vacants. Pour de nombreux propriétaires de PME, recruter et retenir du personnel qualifié demeure un défi de taille, qui s’ajoute aux pressions sur les coûts d’exploitation.



Un secteur particulièrement exposé : la restauration


Certains secteurs ressentent ce climat plus durement que d’autres. La restauration, en particulier, illustre ce que peut donner l’accumulation de ces pressions : marges resserrées, coûts en hausse et fréquentation irrégulière ont déjà entraîné une vague de fermetures de restaurants au Québec au cours des derniers mois.



Ce que révèle ce sondage sur le climat des affaires



  • 51 % des dirigeants de PME ne recommandent pas de démarrer une entreprise actuellement.

  • L’incertitude économique et les coûts d’exploitation dominent les préoccupations.

  • La pénurie de main-d’œuvre reste un frein important au développement des PME.

  • Certains secteurs, comme la restauration, ressentent ces pressions plus fortement.



Questions fréquentes


Combien de PME québécoises ont été sondées ?


Les résultats préliminaires du Sondage Voix reposent sur les réponses de 227 membres de la FCEI, interrogés en ligne entre le 19 et le 25 août.


Quelle est la principale raison du pessimisme des entrepreneurs ?


L’instabilité économique perçue arrive en tête des préoccupations, citée par 83 % des répondants qui ne recommandent pas de se lancer en affaires actuellement.


Ce pessimisme touche-t-il tous les secteurs de la même façon ?


Non : certains secteurs, comme la restauration, cumulent plusieurs difficultés à la fois (coûts, main-d’œuvre, fréquentation) et ressentent ces pressions de façon plus marquée que d’autres.



Sources



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Manon Vasseur
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