mercredi 14 octobre 2026
spot_img

Restauration au Québec : pourquoi les fermetures de restaurants s’enchaînent

Au Québec comme ailleurs au Canada, l’industrie de la restauration traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. Après une année 2025 marquée par environ 7 000 fermetures de restaurants au pays, jusqu’à 4 000 établissements supplémentaires pourraient mettre la clé sous la porte d’ici la fin de 2026, selon les données de Restaurants Canada. Au total, près de 11 000 restaurants auront disparu du paysage canadien en seulement deux ans.

Une rentabilité sous pression

Le problème ne se limite pas aux fermetures déjà survenues. Selon le Laboratoire d’analytique agroalimentaire de l’Université Dalhousie, 44 % des restaurants fonctionnaient à perte ou au seuil de rentabilité à la fin de 2025, contre environ 12 % avant la pandémie. Six restaurateurs sur dix affirment aussi que leur rentabilité en 2025 a été inférieure à leurs prévisions initiales — un signe que la reprise post-pandémique espérée par le secteur tarde à se concrétiser pleinement.

Pourquoi les coûts explosent

Plusieurs facteurs cumulés expliquent cette pression financière, selon les données de Statistique Canada et de Restaurants Canada :

  • Coûts alimentaires en hausse, cités par 90 % des exploitants comme principal frein à la rentabilité
  • Coûts de main-d’œuvre toujours élevés, dans un secteur qui peine à retenir son personnel
  • Loyers commerciaux à des niveaux records dans plusieurs zones urbaines
  • Frais énergétiques et primes d’assurance en progression constante
  • Commissions prélevées par les plateformes de livraison, qui grugent des marges déjà minces

Les clients aussi resserrent les cordons de la bourse

Du côté des consommateurs, l’inflation alimentaire pousse également à la prudence : 42 % des Canadiens disent avoir réduit leurs sorties au restaurant pour économiser. Un cercle difficile à briser pour les restaurateurs, pris entre des coûts d’exploitation en hausse et une clientèle plus économe. Malgré tout, le secteur reste un poids lourd de l’économie, avec des ventes totalisant 101 milliards de dollars au pays en 2025 — preuve que la demande de base demeure bien réelle, même si elle se traduit moins souvent par des sorties fréquentes.

Ce que ça change pour les travailleurs et les futurs entrepreneurs

Pour les employés du secteur, cette instabilité se traduit par une prudence accrue des employeurs en matière d'embauche, même si la pénurie de main-d’œuvre qualifiée — cuisiniers, chefs, personnel de salle — reste bien réelle. Pour qui songe à se lancer en restauration, les chiffres invitent à la prudence : un modèle d’affaires viable doit désormais intégrer dès le départ des marges plus serrées et une meilleure maîtrise des coûts fixes, notamment le loyer et l’énergie. Plusieurs initiatives, dont un soutien financier récent destiné à simplifier la complexité administrative des restaurateurs, tentent d’alléger une partie du fardeau.

Pour approfondir les enjeux économiques qui touchent les commerces québécois, consultez aussi nos catégories Économie, Finance et Emploi, Formation, ou découvrez nos articles sur l’alimentation et la gastronomie.

Questions fréquentes

Combien de restaurants ont fermé au Canada en 2025 et 2026 ?

Environ 7 000 établissements ont fermé en 2025, et jusqu’à 4 000 fermetures supplémentaires sont estimées pour 2026, selon Restaurants Canada — soit près de 11 000 restaurants disparus en deux ans.

Quelles sont les principales causes de ces fermetures ?

La hausse des coûts alimentaires (citée par 90 % des exploitants), les coûts de main-d’œuvre, des loyers commerciaux records, les frais énergétiques et d’assurance, ainsi que les commissions des plateformes de livraison sont les facteurs les plus souvent évoqués.

Les Québécois sortent-ils moins souvent au restaurant ?

À l’échelle canadienne, 42 % des consommateurs disent avoir réduit leurs sorties au restaurant pour économiser, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur des établissements déjà fragilisés par la hausse des coûts.

Sources

Journal de Sherbrooke — Restaurants Canada — Université Dalhousie, Laboratoire d’analytique agroalimentaire

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Romain Leroy
Signature éditoriale de la rédaction de montrealmirror.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

Related Articles

Stay Connected

22,878FansJ'aime
3,912SuiveursSuivre
6,729AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img

Latest Articles

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle