Des investisseurs canadiens déjà victimes d’une première arnaque aux cryptoactifs sont désormais ciblés une seconde fois. L’Autorité des marchés financiers (AMF) et les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont lancé le 4 août 2026 une mise en garde après avoir constaté que des fraudeurs usurpent l’identité de la banque privée suisse Union Bancaire Privée (UBP) pour soutirer de nouvelles sommes à des victimes déjà lésées.
Un système qui exploite la détresse des victimes
Le mode opératoire est particulièrement cynique. Les personnes contactées ont préalablement investi des fonds sur des plateformes de cryptoactifs non enregistrées, telles que Plusinvesting, Spotrade, CenexPro ou Altercoin, déjà visées par des mises en garde des autorités en valeurs mobilières. Des individus se présentant comme des employés d’UBP, utilisant le nom et le logo de l’établissement, leur affirment ensuite que leurs fonds perdus sont disponibles sur un compte temporaire — à condition de verser des frais de « déblocage » ou de « traitement ». Une fois le paiement effectué, aucune somme n’est restituée, et certaines victimes sont même sollicitées une nouvelle fois pour des frais supplémentaires.
Aucun lien réel avec la banque suisse
L’établissement suisse Union Bancaire Privée a confirmé publiquement n’avoir aucun lien avec cette activité frauduleuse. La banque précise qu’elle ne détient pas de comptes pour des investisseurs de cette manière et qu’elle ne réclame jamais de frais pour libérer des fonds. Ce type d’usurpation d’un nom réputé pour rassurer une victime déjà méfiante est une technique de plus en plus répandue dans la lutte contre la fraude financière en ligne.
Comment se protéger d’une double arnaque
- Ne jamais verser de frais pour « débloquer » des fonds, quel que soit le nom de l’institution invoquée ;
- Vérifier directement auprès du site officiel de l’institution mentionnée, sans utiliser les coordonnées fournies par l’interlocuteur ;
- Consulter le registre des entités autorisées à exercer sur le site de l’AMF avant tout nouveau transfert ;
- Signaler tout contact suspect à l’AMF ou aux autorités provinciales en valeurs mobilières de sa province.
Les autorités rappellent que les victimes d’une première fraude constituent une cible privilégiée pour ce type de démarchage, car les fraudeurs exploitent leur espoir légitime de récupérer une partie de leurs pertes en matière de finances personnelles.
Une vigilance renforcée dans le secteur des cryptoactifs
Plusieurs membres des ACVM ont déjà émis des avertissements distincts concernant les plateformes citées dans ce dossier. Ces alertes successives illustrent la difficulté des régulateurs à endiguer la multiplication de plateformes non enregistrées qui ciblent des investisseurs canadiens, avant qu’un second réseau de fraudeurs ne prenne le relais pour exploiter les victimes une deuxième fois, parfois sous couvert de services de conseil en placement fictifs.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’Union Bancaire Privée a réellement à voir avec cette affaire ?
Rien : la banque suisse UBP a confirmé n’avoir aucun lien avec les personnes qui utilisent son nom pour contacter les victimes. Son identité est usurpée sans son consentement.
Que faire si l’on a déjà versé des frais de « déblocage » ?
Il faut cesser immédiatement tout paiement supplémentaire et signaler la situation à l’AMF ou aux autorités en valeurs mobilières de sa province, qui pourront orienter vers les recours possibles.
Comment reconnaître ce type d’arnaque avant d’être contacté ?
Toute proposition qui promet de récupérer des fonds perdus moyennant des frais préalables doit être considérée comme suspecte, quel que soit le nom de l’institution invoquée pour rassurer la victime.
Sources
- Autorité des marchés financiers — Mise en garde officielle
- Protégez-Vous.ca — Cryptoactifs : déjà arnaquées, des victimes ciblées une deuxième fois
- Wealth Professional — CSA warns of fraudsters impersonating Union Bancaire Privée
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
