Le gouvernement du Québec vient d’assouplir les règles d’un de ses principaux filets de sécurité économique. Le Programme d’aide d’urgence aux PME (PAUPME) — Tarifs douaniers américains est désormais accessible à des entreprises plus petites, alors que la guerre commerciale avec les États-Unis continue de fragiliser des pans entiers de l’économie québécoise.
Jusqu’ici, seules les PME affichant un chiffre d’affaires suffisamment élevé pouvaient déposer une demande. Québec abaisse maintenant le seuil d’admissibilité : les entreprises dont les revenus se situent entre 200 000 $ et 2 millions de dollars peuvent désormais y avoir accès, ce qui élargit le filet à un grand nombre de très petites entreprises jusque-là exclues du dispositif.
Un critère d’admissibilité repensé
Pour être admissible, une entreprise doit notamment exporter vers les États-Unis des produits touchés par un nouveau tarif douanier américain d’au moins 25 %, entré en vigueur depuis le 4 mars 2025. Autre changement notable : le programme ne se limite plus aux seules entreprises exportatrices. Il s’ouvre désormais à leurs fournisseurs et sous-traitants, dès lors qu’ils répondent aux critères généraux d’admissibilité.
- Chiffre d’affaires entre 200 000 $ et 2 millions de dollars
- Exportation de produits frappés d’un tarif américain d’au moins 25 % depuis mars 2025
- Élargissement aux fournisseurs et sous-traitants des entreprises exportatrices
- Traitement des demandes directement par la MRC de l’entreprise
Un prêt à taux zéro pour tenir le coup
Concrètement, l’aide accordée prend la forme d’un prêt pouvant atteindre 150 000 $, fixé à 75 % des besoins de liquidités de l’entreprise sur une période de douze mois. Le taux d’intérêt est nul pour la première année, avec un moratoire sur le remboursement du capital pendant la même période — de quoi donner un peu d’air aux dirigeants pendant que les négociations commerciales se poursuivent.
Les entreprises intéressées doivent s’adresser à leur MRC pour vérifier leur admissibilité, plutôt qu’à un guichet centralisé du ministère de l’Économie. Ce choix de gestion décentralisée reflète la volonté du gouvernement de traiter les dossiers au plus près du terrain, dans un contexte où chaque région du Québec n’est pas exposée de la même façon aux tarifs américains.
Une exception pour le secteur forestier
Le gouvernement a aussi introduit une exception ciblée pour l’industrie forestière : la condition exigeant de démontrer la rentabilité de l’entreprise pour au moins un des deux derniers exercices financiers ne s’applique plus à ce secteur. Ce critère avait été jugé trop restrictif pour une industrie qui traverse des difficultés structurelles depuis plusieurs années, bien avant même l’imposition des tarifs américains actuels.
Cette bonification s’ajoute à d’autres mesures annoncées ces derniers mois pour soutenir les entreprises québécoises confrontées à la guerre commerciale, dans un contexte où plusieurs secteurs manufacturiers et agroalimentaires cherchent à diversifier leurs marchés d’exportation au-delà des États-Unis. L’évolution de ce dossier touche directement l’économie régionale, notamment dans les municipalités où quelques entreprises exportatrices concentrent une bonne partie de l'emploi local.
Pour les PME de la grande région de Montréal, plusieurs signaux économiques récents montrent une volonté de soutien accru, comme en témoigne aussi le financement fédéral annoncé cet été pour d’autres projets structurants dans l’est de la ville.
Questions fréquentes
Quelles entreprises peuvent maintenant bénéficier du PAUPME – Tarifs douaniers américains ?
Les PME dont le chiffre d’affaires se situe entre 200 000 $ et 2 millions de dollars, qui exportent vers les États-Unis des produits visés par un tarif d’au moins 25 % depuis mars 2025, ainsi que leurs fournisseurs et sous-traitants répondant aux critères généraux.
Quel est le montant maximal de l’aide accordée ?
Le prêt peut atteindre 150 000 $, correspondant à 75 % des besoins de liquidités de l’entreprise sur douze mois, avec un taux d’intérêt nul et un moratoire de remboursement du capital pendant la première année.
Comment une entreprise fait-elle une demande ?
Elle doit s’adresser directement à la MRC de son territoire, qui évalue l’admissibilité du dossier et traite la demande d’aide.
Sources
- Gouvernement du Québec — Programme d’aide d’urgence aux PME
- Les Affaires — Guerre commerciale : Québec assouplit un programme d’aide aux PME
- Le Devoir — Québec élargit un programme d’aide à plus de PME touchées par les tarifs américains
Garderies en milieu familial : ce qui change pour vous
À compter du 1er septembre, environ 1100 services de garde en milieu familial du Québec risquent de devoir fermer leurs portes ou réduire drastiquement le nombre d’enfants accueillis, faute d’avoir obtenu à temps la reconnaissance officielle exigée par la loi.…
Déclaration de revenus automatique : Revenu Québec change la donne pour les plus vulnérables
Chaque année, une partie des Québécois ne produit pas de déclaration de revenus, souvent sans le savoir à leur détriment. Pour corriger cette situation, Revenu Québec s’apprête à produire automatiquement la déclaration de certains contribuables, une première étape vers un…
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
