Le portefeuille des automobilistes québécois écope. Depuis le 1er septembre, le prix moyen de l’essence a franchi le cap symbolique des 2 $ le litre dans deux régions administratives de la province, selon les données quotidiennes de la Régie de l’énergie. Et la suite pourrait être encore plus salée, une nouvelle qui s’ajoute à l’actualité économique déjà chargée de cette rentrée.
Le Nord-du-Québec et Montréal en tête
Selon les relevés publiés cette semaine, c’est le Nord-du-Québec qui affiche le prix le plus élevé de la province, à 201,4 ¢/L, suivi de près par la région de Montréal, à 200,3 ¢/L. Laval (198,9 ¢/L) et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (196,6 ¢/L) ne sont pas loin derrière. À l’autre bout du spectre, le Saguenay–Lac-Saint-Jean (175,1 ¢/L) et l’Outaouais (179,9 ¢/L) demeurent les régions où faire le plein coûte le moins cher.
Cet écart régional s’explique en bonne partie par la distance de transport depuis les deux seules raffineries de la province, situées à Montréal et à Québec : plus une région est éloignée de ces installations, plus le coût du transport de l’essence jusqu’aux stations-service s’ajoute à la facture finale.
Une hausse supplémentaire déjà prévue
Le pire pourrait toutefois être à venir. La suspension de la taxe d’accise fédérale sur l’essence et le diesel, en vigueur depuis le 20 avril 2026, doit officiellement prendre fin le 7 septembre. Si elle revient telle quelle, cette taxe pourrait ajouter jusqu’à 10 cents supplémentaires par litre à la pompe, un choc qui s’ajouterait directement aux prix déjà observés cette semaine.
Certains observateurs restent toutefois prudents quant à un retour immédiat et complet de la mesure. Le chercheur Sylvain Audette, de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de HEC Montréal, estime que réintroduire cette taxe dans le contexte économique actuel « ne serait pas une bonne occasion politique » pour Ottawa, dans un contexte où le coût de la vie demeure une préoccupation majeure pour les ménages canadiens.
Un contexte économique déjà tendu pour les ménages
Cette flambée du prix de l’essence survient alors que plusieurs indicateurs économiques sont déjà scrutés de près par les Québécois. La croissance économique au Québec demeure un sujet de vigilance pour les ménages qui cherchent à évaluer leur marge de manœuvre budgétaire, tout comme les récents chiffres sur le crédit à la consommation au Québec, qui montrent à quel point le portefeuille des familles est déjà sollicité.
Ce dossier touche directement au quotidien des familles, un enjeu récurrent dans nos pages consacrées à la vie pratique et à la société québécoise. Dans ce contexte, plusieurs automobilistes envisagent des solutions de rechange. La question des véhicules électriques au Québec refait ainsi surface dans les discussions, même si la fin des subventions provinciales complique le calcul pour plusieurs ménages qui songeaient à faire le saut. La flambée actuelle rappelle par ailleurs les analyses déjà publiées sur la hausse des prix du pétrole et ses effets en cascade sur l’économie mondiale, un phénomène qui continue d’influencer directement le portefeuille des Québécois à la pompe, comme le montrent nos dossiers en économie et finance.
Que peuvent faire les automobilistes ?
- Consulter quotidiennement les outils de comparaison de prix comme ceux de la Régie de l’énergie ou de CAA-Québec avant de faire le plein.
- Privilégier, lorsque c’est possible, les journées où les prix affichent une baisse locale, un phénomène fréquent en début de semaine.
- Regrouper les déplacements pour limiter la fréquence des passages à la station-service.
- Suivre l’évolution du dossier de la taxe d’accise fédérale, dont le sort après le 7 septembre pourrait faire varier la facture de plusieurs cents supplémentaires.
Questions fréquentes
Pourquoi l’essence est-elle plus chère au Nord-du-Québec et en Gaspésie ?
Ces régions sont plus éloignées des deux raffineries de la province, situées à Montréal et à Québec. Le coût additionnel de transport de l’essence jusqu’aux stations-service explique en bonne partie l’écart de prix observé avec les régions plus centrales.
La taxe d’accise fédérale sur l’essence va-t-elle vraiment revenir le 7 septembre ?
La suspension actuelle, en vigueur depuis le 20 avril 2026, doit officiellement se terminer le 7 septembre. Un retour complet ajouterait jusqu’à 10 cents par litre, mais certains experts jugent qu’un tel geste serait délicat politiquement dans le contexte économique actuel.
Où puis-je vérifier le prix de l’essence en temps réel dans ma région ?
La Régie de l’énergie publie des bulletins hebdomadaires détaillés, et des outils comme Info Essence de CAA-Québec ou le tableau de bord de Radio-Canada permettent de suivre les prix région par région, presque en temps réel.
Sources
Narcity Québec — Radio-Canada, tableau de bord des prix de l’essence — CAA-Québec, Info Essence
Hausse des prix du pétrole : causes et conséquences sur l’économie mondiale
EN BREF Hausse des prix du pétrole : un choc économique difficile à ignorer. Inflation mondiale : reprise de la tendance à la hausse des prix. Impact sur la croissance économique : risque de ralentissement. Conséquences financières : pesant sur…
Le monde fascinant du rehaussement de cils
Le regard est l’un des atouts de séduction les plus puissants. C’est pourquoi il est essentiel de savoir comment le souligner avec goût. Ces dernières années, une tendance a pris d’assaut le monde de la beauté : le rehaussement de…
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
