mercredi 12 août 2026
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Croissance économique au Québec : ce que disent les dernières prévisions

Entre un taux directeur maintenu par la Banque du Canada et des prévisions de croissance jugées « anémiques » pour 2026, le portrait économique qui se dessine cet été place le Québec parmi les provinces les plus fragilisées par le contexte commercial nord-américain. Voici ce que révèlent les dernières analyses des grandes institutions financières.



La Banque du Canada garde le cap


Le 15 juillet 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, une sixième décision consécutive de statu quo. L’institution table sur une progression du PIB de 0,7 % pour l’ensemble de 2026, avant une accélération attendue à 1,8 % en 2027 et 2028. Du côté de l’inflation, la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient a porté l’indice à 3,2 % en mai, un niveau que la banque centrale surveille de près sans y voir, pour l’instant, matière à ajuster son taux.


Selon la Banque, les indicateurs les plus récents laissent entrevoir un retour de la croissance au deuxième trimestre, porté par des dépenses de consommation solides, un marché du logement qui se stabilise et des exportations qui reprennent graduellement.



Le Québec, une des provinces à la traîne


Du côté des grandes banques privées, le diagnostic est plus nuancé pour le Québec spécifiquement. Les analyses économiques évoquent une croissance nationale inférieure à 1 % pour 2026, en léger recul par rapport à 2025. Le Québec est identifié comme l’une des provinces où la conjoncture est la plus difficile, aux côtés de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, en raison d’une exposition plus forte aux tensions commerciales avec les États-Unis.



  • Ni la croissance démographique ni la dynamique économique interne ne procurent, pour l’instant, un soutien important à la province.

  • Les manchettes liées au commerce avec les États-Unis devraient rester le thème macroéconomique dominant de l’année pour le Québec.

  • À l’inverse, les provinces à vocation énergétique ou minière devraient afficher de meilleurs résultats relatifs.



Ce que ça change concrètement


Pour les ménages et les entreprises québécoises, ce contexte se traduit par un coût de l'emprunt stable à court terme, la Banque du Canada n’ayant pas modifié son taux directeur depuis plusieurs réunions consécutives. Cela offre une certaine prévisibilité pour les emprunteurs hypothécaires comme pour les entreprises qui planifient des investissements. En revanche, une croissance économique plus faible se traduit généralement par une création d'emplois plus modeste et une pression accrue sur les finances publiques provinciales, déjà mobilisées par les mesures d’adaptation annoncées dans le dernier budget du Québec.


Les secteurs les plus exposés aux échanges avec les États-Unis, notamment la fabrication et certaines industries manufacturières, restent les plus vulnérables à l’incertitude tarifaire. Les analystes rappellent toutefois que la situation n’est pas jugée alarmante : plusieurs qualifient l’économie canadienne de « malmenée, mais pas cassée », un diagnostic qui vaut aussi pour le Québec.



À surveiller dans les prochains mois


La prochaine décision de la Banque du Canada sur son taux directeur, ainsi que l’évolution des négociations commerciales avec les États-Unis, seront les deux principaux indicateurs à suivre pour les ménages et les investisseurs québécois d’ici la fin de l’année. Pour approfondir le sujet, consultez notre rubrique Économie, Finance, notre section Bourse, services, conseils, analyses ou encore nos analyses sur l’immobilier et la construction, directement influencés par le niveau des taux d’intérêt.



Questions fréquentes


Quel est le taux directeur actuel de la Banque du Canada ?


Depuis le 15 juillet 2026, le taux directeur est maintenu à 2,25 %, inchangé pour une sixième décision consécutive.


Pourquoi le Québec est-il jugé plus vulnérable économiquement ?


Le Québec est particulièrement exposé aux tensions commerciales avec les États-Unis, sans bénéficier d’une dynamique démographique ou économique suffisante pour compenser ce facteur, contrairement aux provinces à vocation énergétique ou minière.


Une hausse des taux d’intérêt est-elle à prévoir bientôt ?


Rien n’indique un changement imminent : la Banque du Canada juge son taux actuel approprié pour soutenir la reprise économique tout en ramenant l’inflation vers sa cible de 2 %.



Sources



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Valentin
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