Deux tendances qui semblaient jusqu’ici indépendantes sont en train de se percuter sur le marché automobile québécois. D’un côté, le programme provincial Roulez vert amorce sa dernière année d’existence avec des montants d’aide réduits de moitié. De l’autre, les constructeurs chinois de véhicules électriques commencent à débarquer avec des modèles nettement moins chers que l’offre actuelle. Pour les automobilistes qui envisagent l’achat d’une voiture électrique, le calcul financier change vite.
Roulez vert tire sa révérence
Le gouvernement du Québec a confirmé que le programme Roulez vert se terminera le 31 décembre 2026. Cette dernière année s’accompagne d’une réduction d’environ 50 % des montants alloués par rapport à 2025 : un véhicule 100 % électrique neuf donne désormais droit à 2 000 $, une hybride rechargeable reçoit entre 500 $ et 1 000 $ selon la capacité de sa batterie, et un véhicule électrique d’occasion voit son aide plafonnée à 1 000 $. Pour rester admissible, le prix de détail suggéré par le fabricant (PDSF) du véhicule neuf doit toujours rester sous les 65 000 $. Passé le 31 décembre, aucun nouveau dossier ne sera accepté, ce qui pousse déjà certains acheteurs à devancer leur décision. Le sujet touche directement le secteur de l’économie et des finances des ménages québécois, puisque l’aide provinciale pesait jusqu’ici plusieurs milliers de dollars dans la décision d’achat.
Les marques chinoises flairent l’occasion
C’est dans ce contexte que les constructeurs chinois choisissent d’accélérer leur entrée sur le marché canadien. Le groupe Dongfeng a dévoilé au Vieux-Port de Montréal son modèle BOX 01, une citadine entièrement électrique pensée pour la mobilité urbaine quotidienne, dont le prix devrait se situer sous les 35 000 $ CA. Cette arrivée s’inscrit dans le sillage d’une entente conclue en janvier entre Ottawa et Pékin, qui ouvre la voie à la commercialisation au Canada de véhicules électriques chinois à bas coût. D’autres marques originaires de Chine préparent des annonces similaires dans les prochains mois, misant sur des prix nettement inférieurs à ceux des modèles nord-américains ou européens équivalents. Cette offensive commerciale s’inscrit aussi dans une logique plus large liée à l’écologie et à la transition énergétique, les gouvernements cherchant à multiplier les options abordables pour accélérer l’électrification du parc automobile.
Ce que ça change pour les automobilistes québécois
- L’aide provinciale directe diminue nettement au moment même où de nouveaux modèles moins chers apparaissent sur le marché.
- Le plafond de 65 000 $ de PDSF reste la règle pour toucher la subvention sur un véhicule neuf.
- Des citadines électriques sous les 35 000 $, avant même toute aide gouvernementale, pourraient rapprocher le prix d’achat de celui d’une voiture à essence comparable.
- Le marché de l’automobile québécois s’apprête à devenir plus concurrentiel, avec un choix élargi pour les acheteurs à budget serré.
- 2026 est la dernière occasion de profiter du programme Roulez vert sous sa forme actuelle, ce qui accélère certaines décisions d’achat avant l’échéance du 31 décembre.
Questions fréquentes
Le programme Roulez vert disparaît-il complètement après 2026 ?
Oui, selon les informations disponibles, le gouvernement du Québec a confirmé que le programme prendra fin le 31 décembre 2026 et ne sera pas reconduit sous sa forme actuelle.
Les véhicules électriques chinois seront-ils vendus partout au Québec ?
Le déploiement commence par de grands centres comme Montréal, où Dongfeng a fait sa présentation initiale ; l’expansion vers un réseau de concessionnaires plus large dépendra des accords commerciaux à venir.
Faut-il encore un PDSF inférieur à 65 000 $ pour obtenir l’aide provinciale ?
Oui, ce plafond reste une condition d’admissibilité pour les véhicules neufs dans le cadre de Roulez vert, en plus de la réduction générale des montants versés en 2026.
Sources
- CBC News — Chinese EV makers have sights set on Quebec market
- AVÉQ — Roulez vert en 2026 : l’essentiel à retenir avant la fin du programme
- La Presse — Véhicules électriques : le Québec dans la ligne de mire des Chinois
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
