dimanche 4 octobre 2026
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RBC et BMO cèdent Moneris à un fonds américain : ce que change la vente pour les commerçants

La vente de Moneris à un fonds d’investissement américain marque la fin d’une aventure de 25 ans pour deux des plus grandes banques du pays. RBC et BMO ont annoncé le 10 août 2026 la cession de leur coentreprise de traitement de paiements à Francisco Partners, dans le cadre d’une transaction évaluée à environ 2 milliards de dollars canadiens. Pour les centaines de milliers de commerçants québécois et canadiens qui utilisent les terminaux Moneris chaque jour, la question se pose : qu’est-ce que ce changement de propriétaire va concrètement modifier ?

Une coentreprise vieille de 25 ans qui change de mains

Fondée conjointement par la Banque Royale du Canada et la Banque de Montréal, Moneris s’est imposée comme l’un des plus importants fournisseurs de solutions de paiement au pays, avec une présence dans plus de 325 000 points de vente. Selon les communiqués officiels des deux banques, la transaction sera réglée entièrement en argent comptant, chaque institution récupérant environ la moitié du montant total. RBC a précisé s’attendre à un gain après impôt d’environ 475 millions de dollars une fois l’opération finalisée.

L’acheteur, Francisco Partners, est une société de capital-investissement américaine spécialisée dans les technologies financières. La clôture de la transaction reste conditionnelle à l’obtention des approbations réglementaires habituelles et est attendue d’ici la fin du premier trimestre de l’exercice 2027 des deux banques.

Ce que la vente change pour les commerçants

Selon les informations communiquées par RBC et BMO, les deux banques vont conclure des ententes de référencement à long terme avec Moneris une fois la transaction bouclée. Concrètement, cela signifie que les clients des deux institutions continueront d’être orientés vers Moneris pour leurs besoins en traitement de paiement, même si l’entreprise n’appartient plus aux banques. Pour un commerçant du quotidien à Montréal ou ailleurs au Québec, l’expérience aux caisses ne devrait donc pas changer du jour au lendemain : mêmes terminaux, même marque, même service client dans l’immédiat.

  • Aucune interruption de service annoncée pour les commerces déjà équipés.
  • Maintien du nom et de la marque Moneris après la transaction.
  • Ententes de référencement entre les banques et Moneris pour orienter les nouveaux clients.
  • Transaction encore soumise aux autorisations réglementaires avant sa finalisation.

Pourquoi ce type de cession se multiplie dans le secteur bancaire

Ce désengagement s’inscrit dans une tendance plus large observée chez les grandes banques nord-américaines, qui cherchent à recentrer leurs activités sur leurs métiers principaux — crédit, gestion de patrimoine, marchés des capitaux — plutôt que sur l’exploitation directe d’infrastructures technologiques de paiement, un secteur devenu extrêmement concurrentiel et capitalistique. En cédant Moneris à un acteur spécialisé du capital-investissement, RBC et BMO misent sur un partenaire dont c’est le métier exclusif pour continuer à faire évoluer la plateforme, tout en dégageant un capital important qu’elles pourront réallouer ailleurs.

Pour l’économie québécoise, l’enjeu à surveiller sera le maintien des emplois et des activités de Moneris dans la province une fois la transaction complétée, un point sur lequel ni les banques ni l’acheteur ne se sont encore engagés publiquement en détail.

Questions fréquentes

Qui est Francisco Partners, l’acheteur de Moneris ?

Francisco Partners est une société de capital-investissement américaine spécialisée dans les entreprises technologiques, notamment dans les services financiers et le traitement des paiements.

Les commerçants doivent-ils changer de terminal de paiement ?

Non, aucun changement n’a été annoncé pour les commerçants actuels : le service, la marque et les terminaux Moneris restent en place, et des ententes de référencement lieront Moneris aux deux banques après la transaction.

Quand la vente de Moneris sera-t-elle finalisée ?

La transaction est conditionnelle aux approbations réglementaires usuelles et sa clôture est attendue d’ici la fin du premier trimestre de l’exercice 2027 de RBC et BMO.

Pour suivre l’évolution du secteur bancaire québécois, consultez aussi nos rubriques Banques physiques, en ligne, Economie, Finance et Crédit, prêt, financement.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Manon Vasseur
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