dimanche 4 octobre 2026
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Bénévolat à Montréal : pourquoi la ville cherche de nouveaux bras

L’Organisation des Nations unies a proclamé une Année internationale des volontaires, et le Canada s’y associe officiellement. Pour Montréal, la vitrine internationale tombe à un moment délicat : derrière les campagnes de sensibilisation, les organismes communautaires peinent déjà à suivre la cadence. Le bénévolat à Montréal traverse une période charnière, entre reconnaissance symbolique et essoufflement bien réel sur le terrain.

Une proclamation de l’ONU, relayée par le Canada

La résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies invite les pays membres à célébrer les réalisations des bénévoles et leur contribution à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le gouvernement du Canada s’est associé à l’initiative, misant sur l’action collective pour bâtir, selon ses propres termes, « une société plus équitable pour tous les Canadiens ». Sur le terrain montréalais, cette proclamation sert de point d’appui à plusieurs organismes pour relancer le recrutement de bénévoles.

Les chiffres qui révèlent la pression réelle

Le Centre d’action bénévole de Montréal (CABM) a profité de l’annonce pour présenter ses priorités 2026 : mettre en lumière des histoires de bénévolat « issues de tous les quartiers », aider les organismes à accueillir des bénévoles de milieux diversifiés et faciliter le premier engagement des personnes hésitantes. Mais c’est du côté du réseau de la santé que les chiffres parlent le plus clairement. Lors de la Semaine de l’action bénévole 2026, le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal a dévoilé un bilan impressionnant : 98 558 heures de bénévolat offertes sur l’année, 2 109 bénévoles impliqués au total, dont 1 271 bénévoles actifs dans ses hôpitaux, CHSLD, centres jeunesse et services de soins palliatifs.

À l’échelle du réseau Centraide, une enquête Léger menée auprès de 311 organismes communautaires soutenus au Québec dresse un portrait plus préoccupant : 96 % d’entre eux rapportent une hausse des demandes d’aide au cours des deux dernières années, et près de la moitié (47 %) affirment ne plus pouvoir répondre adéquatement à tous les besoins exprimés. Le bénévolat progresse donc en heures offertes, mais la demande croît plus vite encore.

Pourquoi cela concerne aussi le marché du travail montréalais

Ce resserrement du bénévolat communautaire n’est pas isolé : il fait écho à des tensions plus larges sur la main-d’œuvre québécoise, où chômage en hausse et postes vacants records coexistent paradoxalement. Les organismes communautaires, eux, ne cherchent pas des salariés mais des bras bénévoles, et la compétition pour le temps libre des citoyens s’intensifie à mesure que d’autres secteurs, comme celui de la pénurie d’éducatrices en garderie, aspirent une partie de la même main-d’œuvre disponible. Même les initiatives citoyennes municipales, comme la plantation d’arbres freinée par le budget de la Ville, dépendent en partie de cette réserve de volontaires de plus en plus sollicitée.

Ce qui va changer concrètement pour les Montréalais

  • Des campagnes de recrutement ciblées vers des bénévoles « de milieux diversifiés », selon le CABM.
  • Un accompagnement renforcé des entreprises souhaitant proposer du bénévolat à leurs employés.
  • Une attention accrue aux organismes de quartier déjà en surcapacité, en priorité ceux liés à la santé et à l’alimentation.

Pour un résident de Montréal qui songe à s’engager, l’Année internationale des volontaires n’est donc pas qu’un symbole : elle coïncide avec un moment où chaque heure offerte compte réellement davantage, faute de relève suffisante dans plusieurs organismes.

Questions fréquentes

Pourquoi 2026 est-elle une Année internationale des volontaires ?

Parce que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution en ce sens, à laquelle le Canada s’associe officiellement pour souligner la contribution des bénévoles au développement durable et à la cohésion sociale.

Le bénévolat recule-t-il vraiment à Montréal ?

Les heures offertes restent élevées, comme le montre le bilan du CIUSSS Centre-Sud, mais une enquête Léure pour le réseau Centraide indique que la demande d’aide progresse plus vite que la capacité bénévole des organismes soutenus.

Comment devenir bénévole à Montréal ?

Le Centre d’action bénévole de Montréal oriente les citoyens vers des organismes selon leurs intérêts et leur disponibilité, avec un accompagnement spécifique pour les personnes qui s’engagent pour la première fois.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Valentin
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