dimanche 4 octobre 2026
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Garde d’enfants au Québec : ce qui change pour les familles et les CPE

La garde d’enfants au Québec change de visage cet automne : un nouveau programme de conversion de places non subventionnées démarre, pendant que le mode de financement des services de garde pour les enfants à besoins particuliers est revu en profondeur. Deux chantiers distincts, mais qui touchent les mêmes familles, déjà aux prises avec une liste d’attente qui ne désenfle pas.

Un programme de conversion pour réduire les places non subventionnées

Le ministère de la Famille a lancé un appel de projets visant à convertir 5 000 places non subventionnées en places subventionnées, dont jusqu’à 500 places en centre de la petite enfance (CPE), dans le cadre d’un projet pilote. La conversion se fera graduellement entre le 1er octobre 2026 et le 31 mars 2027. Selon le budget québécois 2026-2027, la priorité est donnée aux régions où l’écart entre places subventionnées et non subventionnées est le plus marqué, avec un accent sur les communautés défavorisées. Pour être admissibles, les garderies non subventionnées doivent détenir un permis valide depuis au moins cinq ans et accueillir des poupons de moins de 18 mois.

Un nouveau calcul pour l’aide aux enfants à besoins particuliers

Le gouvernement a aussi modifié la façon de financer l’intégration des enfants ayant des besoins particuliers dans les services de garde. Jusqu’ici, les CPE et garderies privées subventionnées recevaient un montant additionnel calculé selon le nombre d’enfants diagnostiqués ou évalués — une démarche parfois longue et compliquée pour les parents. Désormais, le financement sera calculé selon le nombre total de places de l’établissement, peu importe combien d’enfants ont réellement besoin d’un accompagnement renforcé. Or les demandes d’accompagnement en service de garde ont bondi de 65 % en cinq ans, si bien que les milieux qui accueillent le plus d’enfants à besoins particuliers risquent de voir leur enveloppe diminuer, au moment même où la pénurie d’éducatrices qualifiées complique déjà l’organisation des groupes.

Un réseau à deux vitesses, loin d’être résorbé

En août 2022, la Coalition avenir Québec s’était engagée à convertir, en cinq ans, l’ensemble des places de garderies privées non subventionnées. À l’approche de cette échéance, le bilan reste modeste : au 31 juillet 2026, le réseau comptait encore 55 806 places non subventionnées, soit la grande majorité du parc visé par la promesse initiale. Pour les parents, la différence se chiffre en centaines de dollars par mois, le tarif d’un CPE subventionné restant fixé à 9,10 $ par jour et par enfant, loin du coût réel d’une place non subventionnée. Cette pression financière s’ajoute à celle que vivent déjà de nombreux foyers chaque rentrée scolaire, entre fournitures, activités et manque de personnel enseignant. Le secteur de la petite enfance partage d’ailleurs ce défi de main-d’œuvre avec l’école primaire, où les universités québécoises ont dû accélérer la formation de la relève pour combler les postes vacants.

Pour les familles en attente d’une place, ces annonces ne changent rien à court terme : les conversions s’étalent sur plusieurs mois et ne concernent qu’une fraction du réseau. Elles indiquent toutefois où se dirige la politique familiale québécoise pour les prochaines années : moins de places non subventionnées, mais un financement de l’inclusion des enfants à besoins particuliers qui devra être suivi de près dans les CPE les plus sollicités.

Questions fréquentes

Qui peut bénéficier du programme de conversion de places ?

Les garderies non subventionnées détenant un permis depuis au moins cinq ans et accueillant des poupons de moins de 18 mois peuvent déposer un projet ; la priorité va aux régions où l’écart entre places subventionnées et non subventionnées est le plus important.

Le tarif d’une place en CPE va-t-il changer ?

Le tarif de base d’une place subventionnée reste fixé à 9,10 $ par jour et par enfant ; seul le mode de financement complémentaire pour l’accompagnement des enfants à besoins particuliers est modifié, pas le tarif payé par les parents.

Pourquoi certains CPE pourraient-ils recevoir moins d’argent ?

Parce que l’aide additionnelle pour les enfants à besoins particuliers sera désormais calculée selon le nombre total de places de l’établissement plutôt que selon le nombre réel d’enfants accompagnés, ce qui désavantage les milieux qui en accueillent proportionnellement le plus.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Valentin
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