dimanche 4 octobre 2026
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Pénurie d’enseignants au primaire : les universités québécoises accélèrent la formation de la relève

À quelques semaines de la rentrée, le réseau scolaire québécois affiche encore plusieurs milliers de postes d’enseignants vacants, en particulier au primaire. Face à ce constat qui revient chaque année, les universités et les centres de services scolaires misent désormais sur une accélération de la formation de la relève enseignante plutôt que sur des solutions d’urgence ponctuelles.

Une pénurie qui recule, mais qui reste critique au primaire

Selon le tableau de bord de l’éducation du gouvernement du Québec, environ 3 132 postes d’enseignants restaient à combler à quelques jours de la rentrée, soit 3,6 % des effectifs. Le chiffre est en baisse par rapport aux deux rentrées précédentes (4 115 postes vacants en 2025, 5 705 en 2024), mais il masque de fortes disparités régionales. Les centres de services scolaires de Montréal (7,1 %), des Laurentides (8,4 %) et de Laval (6 %) restent les plus touchés, loin devant la moyenne provinciale.

Le manque d’enseignants qui pèse sur cette rentrée scolaire ne se limite donc pas à une statistique globale : il se traduit concrètement par des classes plus nombreuses, des remplacements de courte durée et une pression accrue sur le personnel déjà en poste, en particulier dans les écoles primaires en périphérie de Montréal.

Les universités mettent « la pédale à fond »

Dans un dossier consacré à la relève enseignante, La Presse rapporte que les facultés d’éducation québécoises, dont celle de l’Université de Montréal, ont revu leurs capacités d’accueil pour former davantage de futurs titulaires de classe au préscolaire et au primaire. La doyenne de la faculté d’éducation de l’UdeM décrit un effort soutenu pour augmenter le nombre de diplômés sans renoncer à la qualité de la formation pédagogique, notamment sur l’encadrement des stages en milieu scolaire.

  • Augmentation des cohortes dans plusieurs programmes de baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire.
  • Renforcement de l’encadrement des stagiaires directement dans les classes.
  • Voies de qualification accélérées pour les titulaires d’un brevet d’enseignement dans une autre discipline.
  • Collaboration accrue entre facultés d’éducation et centres de services scolaires pour cibler les régions les plus en difficulté.

Des effets déjà visibles, mais inégaux selon les régions

Le ministère de l’Éducation note un taux de pourvoi des postes de 96,4 % à l’échelle provinciale, un portrait plus favorable qu’aux deux dernières rentrées. Cette amélioration profite toutefois davantage aux régions déjà mieux pourvues qu’aux grands centres urbains, où la demande de personnel reste la plus forte. Les changements récents touchant l’évaluation des élèves ajoutent par ailleurs une charge de travail supplémentaire pour des enseignants déjà en nombre insuffisant dans certaines écoles.

Le Devoir souligne que la pénurie, bien qu’en recul, demeure structurelle : elle touche autant le recrutement que la rétention des enseignants en poste, notamment durant les premières années de carrière. Les centres de services scolaires misent donc autant sur l’attraction de nouveaux diplômés que sur des mesures de soutien pour éviter le décrochage professionnel des jeunes enseignants.

Un enjeu qui dépasse la seule salle de classe

Au-delà des chiffres, cette mobilisation autour de la formation des futurs enseignants du primaire illustre un changement d’approche : plutôt que de multiplier les mesures temporaires, le réseau scolaire cherche à sécuriser un bassin durable de personnel qualifié. Les initiatives pédagogiques qui se multiplient dans les écoles du Québec montrent d’ailleurs que la vie scolaire continue de s’enrichir, malgré les tensions sur les effectifs enseignants.

Questions fréquentes

Combien de postes d’enseignants étaient vacants avant la rentrée 2026-2027 ?

Environ 3 132 postes restaient à combler dans les écoles primaires et secondaires du Québec, selon le tableau de bord du ministère de l’Éducation, soit 3,6 % des effectifs.

Quelles régions sont les plus touchées par la pénurie au primaire ?

Les centres de services scolaires des Laurentides (8,4 %), de Montréal (7,1 %) et de Laval (6 %) affichent les proportions de postes vacants les plus élevées de la province.

Que font les universités pour répondre à ce manque d’enseignants ?

Plusieurs facultés d’éducation, dont celle de l’Université de Montréal, augmentent leurs cohortes en enseignement préscolaire et primaire et renforcent l’encadrement des stagiaires pour accélérer l’arrivée de nouveaux diplômés qualifiés.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Manon Vasseur
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