dimanche 4 octobre 2026
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Québec élargit le champ de pratique des pharmaciens pour désengorger les soins de première ligne

Le ministère de la Santé du Québec l’a confirmé fin août 2026 : le champ de pratique des pharmaciens sera élargi à compter du 9 décembre. Concrètement, les patients pourront obtenir davantage de services directement au comptoir de leur pharmacie, sans passer systématiquement par une consultation médicale. La mesure découle du projet de loi 67, adopté en 2024, et vise à soulager une première ligne de soins sous tension.

Ce qui va changer concrètement

Trois changements structurent cette réforme :

  • Le renouvellement d’ordonnance sans limite de temps, selon le seul jugement du pharmacien, alors qu’il fallait jusqu’ici retourner voir son médecin après six mois ;
  • La prise en charge directe de conditions courantes comme les poux, certaines infections respiratoires, la vaginite ou le zona ;
  • La possibilité d’ajuster un traitement en cours, voire d’ajouter une prescription si le traitement initial se révèle insuffisant.

Ces nouveaux actes s’ajoutent à ceux déjà permis ces dernières années, comme la prescription pour des conditions mineures ou l’administration de certains vaccins.

Objectif : désengorger la première ligne

Le gouvernement assume l’objectif : éviter que tout repose sur les épaules des médecins, alors que l’accès à un généraliste reste difficile pour une partie de la population. Un communiqué du cabinet du ministre de la Santé, publié en décembre 2025, évaluait que la première année d’application du règlement pourrait générer 360 000 services pharmaceutiques additionnels pour les Québécois. Le pari est aussi démographique : alors que de moins en moins de jeunes s’orientent vers la profession de médecin, chaque acte transféré vers la pharmacie libère un peu de temps médical pour les cas qui en ont réellement besoin. Le recours à un médecin de garde pour une simple prolongation d’ordonnance devrait ainsi devenir plus rare.

Une mise en œuvre progressive

L’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), qui représente les pharmaciens en officine, salue la réforme mais appelle à la patience : les équipes auront besoin de temps pour se former et adapter leurs installations avant le 9 décembre. Dans l’intervalle, les patients continueront de composer avec les circuits existants, dont le passage en pharmacie de garde en dehors des heures d’ouverture habituelles.

Questions fréquentes

À partir de quand ces changements s’appliquent-ils ?

Le nouveau règlement entre en vigueur le 9 décembre 2026, mais sa mise en œuvre réelle dans chaque pharmacie dépendra du temps de formation et d’adaptation nécessaire aux équipes.

Faut-il quand même consulter un médecin pour renouveler une ordonnance ?

Non, dans la majorité des cas : le pharmacien pourra désormais renouveler une ordonnance selon son propre jugement clinique, sans limite de temps fixe comme c’était le cas auparavant (six mois maximum).

Quelles conditions courantes seront traitées directement en pharmacie ?

Le règlement cite notamment les poux, certaines infections respiratoires, la vaginite et le zona, en plus des conditions mineures déjà couvertes par les élargissements précédents.

Sources

Radio-Canada — Le Canada Français

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Romain Leroy
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