La loi sur l’interruption volontaire de grossesse en France
Une femme enceinte (mineure, majeure) qui ne souhaite pas poursuivre une grossesse est dans son droit légitime de demander une interruption à son médecin. Telle est la disposition prévue par la législation française en matière d’IVG. Cette loi a fixé également à 12 semaines le délai légal au cours duquel une femme -peut décider d’une interruption de grossesse. Passé ce délai, tout avortement volontaire est passible de sanctions pouvant aller jusqu’à un emprisonnement ferme. L’exception à cette loi est l’interruption de grossesse thérapeutique avec deux motifs bien précis. Il s’agit d’une part de la mise en danger de la vie de la femme et d’autre part de maladie incurable chez le fœtus.

Manifeste des 343, historique et mise à jour
Parue le 5 avril 1971 au 334e numéro du magazine français, Le Nouvel observateur, le manifeste des 343 est une pétition écrite. À travers ce manifeste, 343 femmes et personnes pouvant vivre une grossesse dont plusieurs personnalités populaires, déclarent avoir pratiqué d’avortement clandestin. Elles s’exposent à des poursuites pénales étant donné que jusque-là l’avortement était illégal. Ce manifeste a fortement marqué l’histoire de la France, car elle a conduit quatre ans plus tard à la légalité de l’avortement dans ce pays. De plus, il faut noter que cette loi sur l’avortement volontaire a évolué au cours des années avec des améliorations très importantes. Il s’agit, notamment de :
- L’accès confidentiel et gratuit des femmes mineures ;
- La suppression du délai de réflexion et l’exclusion de la notion de détresse ;
- Du remboursement total des frais de l’opération.
Entre autres signataires on retrouve les actrices politiques, les musiciennes, les mannequins et bien d’autres militantes féministes. D’après ce manifeste, la femme doit choisir de faire un enfant ou non en fonction de son envie sans subir de pression morale.
Le manifeste 343 femmes du 4 avril 2021 a ravivé le souvenir des cinquante ans du manifeste de 1971. Pour faire passer leur cri d’appel, elles se sont servies d’une tribune qui a été publiée dans le journal de Dimanche. Les signataires exigent cette fois-ci un allongement du délai légal de recours (12 semaines) à l’avortement volontaire. Par cette occasion, les participantes ont réaffirmé leur droit à disposer entièrement de leurs corps sans la nécessité d’un recours à une autorité ou toute entité. Le lien pour la pétition a été rendu public pour permettre à toutes celles et ceux qui le souhaitent de la signer. Des hashtags tels que « J’exige le respect de mon corps » sont beaucoup relayés dans les post sur la toile notamment sur twitter.
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