dimanche 4 octobre 2026
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Pénurie de main-d’œuvre : des McDonald’s d’Abitibi recrutent jusqu’à Montréal

À Val-d’Or comme ailleurs en Abitibi-Témiscamingue, trouver du personnel en restauration rapide est devenu un vrai casse-tête pour les employeurs. Une franchisée régionale de McDonald’s vient d’illustrer l’ampleur du problème en élargissant sa recherche de candidats jusqu’à Montréal : selon La Presse et L’Express Franchise, elle cherche à pourvoir 55 postes et n’hésite plus à démarcher des Montréalais prêts à s’installer en région pour occuper ces emplois.



Une pénurie qui s’aggrave loin des grands centres


La situation n’est pas nouvelle, mais elle s’intensifie. Les régions ressources du Québec, dont l’Abitibi-Témiscamingue, peinent depuis plusieurs années à retenir une main-d’œuvre jeune et mobile, attirée par les salaires et la diversité d'emplois des grands centres. Le secteur de la restauration rapide, qui repose largement sur des postes à temps partiel et des horaires flexibles, est particulièrement exposé : quand le bassin local de travailleurs disponibles se réduit, les franchisés doivent élargir leur zone de recrutement, quitte à aller chercher des candidats à plusieurs heures de route.



C’est exactement la stratégie déployée par cette franchisée de McDonald’s, qui gère plusieurs établissements dans la région. Plutôt que de limiter ses affichages aux bassins de main-d’œuvre locaux, elle cible désormais directement les chercheurs d'emploi de la région métropolitaine, où la concurrence entre employeurs reste forte mais où le nombre de candidats disponibles est nettement plus élevé.



55 postes, un recrutement qui dépasse les frontières régionales


Le chiffre de 55 postes à combler donne la mesure du problème pour une entreprise de cette taille. Selon les informations rapportées, la franchisée mise sur les avantages d’un déménagement en région (coût de la vie plus abordable, proximité de la nature, marché du travail moins saturé) pour convaincre des Montréalais de tenter l’expérience. Reste à voir quelles mesures concrètes d’attraction et de rétention seront déployées pour transformer ces candidatures en embauches durables, un défi classique pour les employeurs qui recrutent hors de leur bassin naturel.



Ce type d’initiative s’inscrit dans une tendance plus large de recrutement à distance observée dans plusieurs secteurs québécois en tension, de la santé au génie en passant par la construction, où les employeurs régionaux rivalisent désormais directement avec ceux des grandes villes pour attirer des candidats.



Le franchisage, un secteur sous tension au Québec


Le cas de cette franchise McDonald’s n’est pas isolé. Le franchisage pèse plusieurs dizaines de milliards de dollars dans l’économie québécoise et regroupe plusieurs centaines de bannières actives, selon les données du secteur colligées récemment par L’Express Franchise. Or, la disponibilité de la main-d’œuvre figure parmi les principaux freins évoqués par les franchisés pour justifier des horaires réduits, voire des fermetures temporaires, un phénomène déjà documenté dans la restauration québécoise ces derniers mois. D’autres réseaux, comme celui d’Ashton à Montréal, misent au contraire sur une expansion soutenue, preuve que la vigueur du secteur du franchisage reste très inégale selon les régions et les enseignes.



Un signal pour l’ensemble du marché du travail québécois


Cette annonce s’ajoute à un contexte déjà marqué par un paradoxe bien documenté : un taux de chômage en hausse qui coexiste, dans plusieurs régions et secteurs, avec un nombre élevé de postes vacants. Pour les entreprises comme pour les travailleurs, ce déséquilibre géographique du marché de l’emploi pousse à revoir les façons traditionnelles de recruter, quitte à sortir des sentiers battus pour aller chercher des candidats bien au-delà de leur région d’implantation.



Pour les Montréalais en recherche d’un changement de vie, l’offre illustre en tout cas une réalité concrète : dans certaines régions du Québec, l'emploi ne manque pas, ce sont les candidats qui font défaut.



Questions fréquentes



Combien de postes la franchisée McDonald’s cherche-t-elle à combler en Abitibi ?


Selon les informations rapportées début septembre par La Presse et L’Express Franchise, la franchisée cherche à pourvoir 55 postes dans ses établissements de la région.



Pourquoi une entreprise d’Abitibi-Témiscamingue recrute-t-elle à Montréal ?


Le bassin de main-d’œuvre locale ne suffit plus à combler les besoins des employeurs de la région. En élargissant sa recherche à Montréal, la franchisée espère attirer des candidats prêts à déménager, malgré la distance.



Ce phénomène touche-t-il uniquement la restauration rapide ?


Non. Le recrutement hors région est de plus en plus courant dans plusieurs secteurs québécois en tension, où les employeurs locaux peinent à trouver du personnel malgré des postes disponibles et des conditions d'emploi compétitives.



Sources



Restaurant de poutine en franchise dans une aire de restauration au centre-ville de Montréal

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Valentin
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