dimanche 4 octobre 2026
spot_img

Le viaduc Rosemont-Van Horne pourrait céder la place à un passage souterrain

Faut-il démolir un viaduc vieux de plus d’un demi-siècle pour creuser à sa place un passage sous la voie ferrée ? C’est l’option qui prend de l’ampleur pour l’avenir du viaduc Rosemont-Van Horne, la structure qui enjambe la voie ferrée du Canadien Pacifique entre les arrondissements de Rosemont-La Petite-Patrie et du Plateau-Mont-Royal, à Montréal. Une étude d’ingénierie commandée par la Ville, restée discrète depuis sa finalisation en 2024, vient d’être rendue publique et relance la question de l’avenir de cette infrastructure qui sépare le quartier de la Petite-Patrie du Mile End depuis le début des années 1970.



Une structure vieillissante sous surveillance depuis des années


Construit entre 1970 et 1972, le viaduc a bénéficié de travaux de renforcement en 2019, une intervention qui devait lui permettre de tenir encore une dizaine d’années. C’est cette échéance qui approche qui a poussé la Ville de Montréal à mandater des ingénieurs pour étudier les scénarios possibles pour la suite : réparer et reconstruire à l’identique, ou repenser entièrement la traversée de la voie ferrée. Le dossier s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’état du réseau d’infrastructures du Québec, où des milliards de dollars sont investis chaque année pour maintenir en état ponts, viaducs et chaussées vieillissants.



Deux scénarios, deux visages très différents pour le quartier


L’étude compare deux pistes concrètes :



  • Un passage souterrain : une nouvelle rue suivrait globalement le tracé actuel du viaduc, puis descendrait sur environ cinq mètres pour passer sous la voie ferrée du CP, avant de remonter pour relier l’avenue Van Horne au boulevard Saint-Laurent au niveau du sol. Coût estimé : environ 314 millions de dollars.

  • Un nouveau viaduc : la structure actuelle serait démolie puis reconstruite selon les normes actuelles, à un coût estimé à environ 377 millions de dollars.


Sur le seul plan financier, l’option souterraine ressort donc comme la moins coûteuse des deux, avec un écart de plus de 60 millions de dollars en sa faveur. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la transformation du paysage urbain qui distingue les deux scénarios : en ramenant la circulation au niveau du sol, un passage souterrain effacerait ce que plusieurs riverains décrivent depuis longtemps comme une cicatrice visuelle au cœur du secteur, ouvrant la voie à un réaménagement de la surface aujourd’hui occupée par la structure surélevée.



Un enjeu qui dépasse la seule question technique


Le viaduc n’est pas qu’un axe de circulation : c’est aussi un repère du quartier, régulièrement au centre de débats sur l’aménagement urbain et l’usage de l’espace public dans le secteur. À l’image d’autres projets récents qui misent sur la réappropriation des parcs et des places publiques montréalaises, un scénario souterrain rouvrirait la possibilité d’aménager différemment la surface aujourd’hui coincée sous la structure de béton. Aucun échéancier de travaux n’a toutefois été communiqué à ce stade : l’étude ayant été complétée en 2024 avant d’être rendue publique cette année, le dossier doit encore suivre son parcours décisionnel, qui implique typiquement une consultation des arrondissements concernés et des instances municipales, comme c’est le cas pour la plupart des grands projets d’infrastructure portés par les municipalités québécoises et leurs élus locaux.



Ce qu’il faut retenir


Pour l’instant, aucune décision finale n’a été annoncée : la Ville de Montréal dispose de deux scénarios chiffrés, mais le choix entre reconstruction en hauteur et passage souterrain reste à trancher. Le dossier illustre néanmoins un problème récurrent pour les grandes villes nord-américaines : des infrastructures de transport conçues il y a un demi-siècle, dont le remplacement soulève désormais autant de questions budgétaires qu’urbanistiques.



Questions fréquentes


Pourquoi le viaduc Rosemont-Van Horne doit-il être remplacé ?


La structure, construite entre 1970 et 1972, a atteint la limite de sa durée de vie utile malgré des travaux de renforcement réalisés en 2019, qui ne devaient lui offrir qu’une dizaine d’années supplémentaires. La Ville de Montréal a donc fait étudier les options pour la suite.


Quelle est la différence de coût entre les deux scénarios envisagés ?


Selon l’étude d’ingénierie, un passage souterrain sous la voie ferrée du CP coûterait environ 314 millions de dollars, contre environ 377 millions de dollars pour la reconstruction d’un nouveau viaduc, soit un écart de plus de 60 millions de dollars.


Le projet est-il déjà approuvé par la Ville de Montréal ?


Non. L’étude, complétée en 2024, vient tout juste d’être rendue publique. Aucun échéancier de travaux ni décision finale entre les deux scénarios n’a été communiqué à ce jour.



Sources


La Presse


Mon Plateau


Copropriété à Montréal : 5 signes qu’il est temps de changer d’administrateur

Un syndicat de copropriété fonctionne rarement tout seul. Derrière les budgets, les travaux et les relations entre voisins, quelqu’un tient le gouvernail. Quand ce rôle est bien assumé, personne ne le remarque. Quand il l’est mal, les signes s’accumulent vite,…

Quels sont les critères pour bien sélectionner une agence de gestion locative à Paris ?

Laisser une agence gérer son bien à Paris représente une étape importante. Le but est de gagner en sérénité, de ne plus courir après les loyers ni gérer les imprévus. Cependant, pour que la coopération fonctionne, il faut pouvoir compter…

Les erreurs à éviter lors de l’achat d’une première maison

Acheter une maison pour la première fois est une étape importante, mais aussi une source potentielle de plusieurs pièges. Cet article vise à vous guider à travers les erreurs les plus communes et comment les éviter pour faire de votre…

5 tendances en matière de construction dans le secteur de l’immobilier commercial

Le secteur de l’immobilier commercial est en constante évolution, influencé par des avancées technologiques, des changements sociétaux et des préoccupations environnementales croissantes. Les entreprises de construction doivent donc s’adapter et innover pour répondre à ces nouvelles exigences. Dans cet article,…

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Manon Vasseur
Signature éditoriale de la rédaction de montrealmirror.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

Related Articles

Stay Connected

22,878FansJ'aime
3,912SuiveursSuivre
6,729AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img

Latest Articles

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle