dimanche 4 octobre 2026
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Médecins de famille au Québec : pourquoi la relève déserte la profession malgré la pénurie

Trouver un médecin de famille au Québec reste un parcours d’obstacles pour des centaines de milliers de personnes. Et si les chiffres officiels affichent des progrès, un autre indicateur, moins souvent commenté, dessine une tendance inverse : de plus en plus de futurs médecins tournent le dos à la médecine familiale au moment même de choisir leur spécialité.

Un problème qui s’aggrave chez les futurs médecins

Lors du dernier jumelage des résidents en médecine (CaRMS), 100 postes de résidence en médecine de famille sur 554 sont restés non comblés au Québec en 2026, selon les données rapportées par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et relayées par plusieurs médias. Une proportion en hausse par rapport aux cycles précédents, où le nombre de postes vacants se comptait plutôt par dizaines. Selon la FMOQ, la province ferait déjà face à une pénurie évaluée à au moins 2000 médecins de famille.

Pourquoi la relève boude la médecine familiale

Interrogé sur cette désaffection, le président de la FMOQ, le Dr Marc-André Amyot, pointe deux causes principales : la lourdeur administrative qui pèse sur la pratique en première ligne, et un climat de négociation tendu avec le gouvernement ces dernières années. Selon lui, la profession a « perdu un an ou deux » à batailler avec l’État plutôt qu’à consolider son attractivité auprès des étudiants — un contexte qui, selon plusieurs observateurs, aurait fini par peser sur le choix de carrière d’une partie de la relève.

Des mesures qui portent leurs fruits, mais pas sur toute la chaîne

Le gouvernement met pourtant en avant des résultats concrets côté accès aux soins. En mai 2026, il annonçait qu’un incitatif de 75 millions de dollars versé aux médecins pour inscrire des patients au Guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF) avait permis à plus de 555 000 Québécois supplémentaires, dont environ 221 000 personnes considérées vulnérables, d’être pris en charge en première ligne. Un effet réel, mais qui agit surtout sur la répartition des patients déjà suivis par le réseau — pas sur le nombre de nouveaux médecins qui entreront en pratique dans les prochaines années. C’est tout le défi d’une modernisation du réseau de la santé menée à plusieurs vitesses : les guichets et les incitatifs financiers soulagent le présent, sans garantir la relève de demain. Un constat qui rappelle celui dressé récemment autour d’un fonds d’urgence gouvernemental resté largement inutilisé : l’argent seul ne suffit pas toujours à corriger un problème structurel.

Les universités misent sur les régions

Face à ce constat, plusieurs facultés de médecine changent de stratégie. L’Université de Sherbrooke se mobilise pour le Centre-du-Québec, l’UQAM élargit son offre de cours en sciences de la santé, et l’Université du Québec cherche désormais à former davantage d’étudiants originaires des régions, jugés plus susceptibles d’y rester une fois diplômés. L’objectif : rapprocher la formation des besoins réels, plutôt que de compter uniquement sur l’attribution administrative des futurs médecins. Une logique de proximité qui rejoint, à une autre échelle, celle mise de l’avant lors de la récente Semaine de la municipalité, consacrée aux services offerts près du citoyen.

Ce qu’il faut retenir

  • 100 postes de résidence en médecine de famille sont restés vacants au Québec en 2026, une pénurie de médecins de famille estimée à au moins 2000 praticiens.
  • Un incitatif de 75 M$ a permis à plus de 555 000 patients d’être pris en charge, dont 221 000 personnes vulnérables.
  • Les universités misent sur le recrutement en région pour tenter d’inverser la tendance à moyen terme.

Questions fréquentes

Pourquoi est-il si difficile de trouver un médecin de famille au Québec ?

La pénurie est structurelle : elle est estimée à au moins 2000 médecins de famille par la FMOQ, et le nombre de nouveaux diplômés qui choisissent cette spécialité ne suffit pas à la combler, plusieurs postes de résidence restant vacants chaque année.

Le Guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF) fonctionne-t-il ?

Il a permis une amélioration mesurable de la prise en charge, avec plus de 555 000 patients supplémentaires suivis depuis l’annonce de mai 2026, mais il redistribue surtout les patients parmi les médecins déjà en exercice plutôt que d’augmenter leur nombre.

Que font les universités pour attirer plus de futurs médecins de famille ?

Plusieurs, dont l’Université de Sherbrooke et l’Université du Québec, misent sur le recrutement d’étudiants originaires des régions et sur l’élargissement de leur offre de formation en sciences de la santé, dans l’espoir de mieux retenir les futurs praticiens une fois diplômés.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Valentin
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