dimanche 30 août 2026
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Investir dans un condo neuf à Montréal : ce que disent les derniers chiffres du marché locatif

À Montréal, le marché du condo locatif envoie des signaux contradictoires. D’un côté, les loyers demandés reculent légèrement et l’offre de copropriétés destinées à la location n’a jamais été aussi abondante. De l’autre, plusieurs analystes agitent déjà le spectre d’une nouvelle pénurie de logements d’ici quelques années. Pour qui envisage d’investir dans un condo neuf à Montréal, comprendre ces deux mouvements en même temps est devenu essentiel.



Des loyers qui reculent, une offre qui gonfle


Selon la mise à jour de mi-année 2026 de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le loyer moyen demandé à Montréal a diminué de 1,7 % sur un an, pour s’établir à environ 1 941 $ en juin. La SCHL explique ce recul par une offre en forte hausse et une demande qui ralentit, deux facteurs qui rapprochent le marché montréalais d’un équilibre plus classique entre propriétaires et locataires.


Un acteur pèse particulièrement dans cette évolution : les copropriétés détenues par des investisseurs et mises en location. Leur nombre est aujourd’hui plus élevé que la normale, ce qui ralentit l’absorption des nouveaux logements dans les grands marchés comme Montréal. Concrètement, les promoteurs et les investisseurs particuliers doivent composer avec des délais de location plus longs qu’il y a deux ou trois ans, une réalité déjà perceptible dans le recul des ventes observé sur le marché immobilier montréalais depuis le début de l’année.



Le risque d’une pénurie à retardement


Ce répit locatif ne rassure pourtant pas tous les observateurs. Plusieurs analyses évoquent un scénario où le ralentissement actuel des mises en chantier finirait, dans quelques années, par recréer les conditions d’une pénurie de logements locatifs à Montréal. La logique est simple : quand l’offre excédentaire d’aujourd’hui se résorbera, moins de nouveaux projets seront prêts à prendre le relais, faute de mises en chantier suffisantes pendant la période de ralentissement.


Ce paradoxe — trop de logements aujourd’hui, potentiellement trop peu demain — explique pourquoi certains investisseurs continuent d’acheter du neuf malgré des rendements locatifs à court terme moins généreux. Les initiatives publiques, comme le récent financement fédéral destiné à la construction de centaines de logements locatifs dans l’est de la ville, visent justement à limiter ce risque en soutenant l’offre pendant le creux actuel.



Ce que ça change pour un futur acheteur


Pour qui songe à un premier achat dans un projet neuf, ce contexte impose quelques réflexes avant de signer :



  • Vérifier le taux d’absorption du projet visé, c’est-à-dire la vitesse à laquelle les unités déjà construites trouvent preneur ou locataire.

  • Comparer le loyer projeté avec la moyenne réelle du secteur plutôt qu’avec les estimations optimistes du promoteur.

  • Se renseigner sur le type d’appartement le mieux adapté à un objectif d’investissement locatif, la taille et la localisation pesant lourd sur la facilité de location.

  • Garder en tête un horizon de plusieurs années : les cycles immobiliers observés à Montréal se comptent rarement en mois.


En clair, la fenêtre actuelle profite plutôt aux locataires et aux acheteurs patients, capables d’encaisser un rendement locatif temporairement plus faible en échange d’un prix d’achat potentiellement plus intéressant qu’au sommet du marché.



Questions fréquentes


Pourquoi les loyers baissent-ils à Montréal en 2026 ?


Selon la SCHL, cette baisse s’explique surtout par une offre de logements locatifs, notamment de copropriétés mises en location, plus abondante que la demande actuelle.


Le marché du condo neuf reste-t-il un bon investissement ?


Il peut le rester à moyen et long terme, à condition d’accepter un rendement locatif plus faible à court terme et de bien choisir l'emplacement et le type d’unité.


Une pénurie de logements est-elle vraiment possible après une telle offre excédentaire ?


Plusieurs analystes le jugent plausible si les mises en chantier restent freinées pendant plusieurs années, ce qui limiterait l’arrivée de nouveaux logements une fois l’offre actuelle absorbée.



Sources



Chantier de construction d'un immeuble résidentiel locatif dans l'est de Montréal

Montréal : un financement fédéral de 150 millions $ pour 435 logements locatifs dans l’est de la ville

Un nouveau chantier locatif de grande ampleur va sortir de terre dans l’est de Montréal, avec un sérieux coup de pouce financier venu d’Ottawa. La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) vient d’annoncer un prêt de 150 millions de…

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Romain Leroy
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