vendredi 21 août 2026
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Marché immobilier à Montréal : ventes en baisse en 2026, prix en hausse

Le marché immobilier à Montréal change de visage. Selon les derniers chiffres de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), les ventes de propriétés résidentielles dans la région métropolitaine ont reculé de 10 % en juillet 2026 par rapport au même mois l’an dernier. Un ralentissement net, mais qui ne se traduit pas par une baisse des prix : ceux-ci continuent au contraire de grimper. Décryptage d’un marché à deux vitesses qui touche directement les projets d’achat et de vente de milliers de ménages québécois.

Un ralentissement chiffré

Concrètement, 3 338 propriétés ont changé de mains dans le Grand Montréal en juillet 2026, contre 3 709 transactions un an plus tôt, selon les données colligées par l’APCIQ à partir du système Centris. C’est le sixième mois consécutif où le nombre de ventes recule d’une année sur l’autre dans la région. Le segment des copropriétés est celui qui encaisse le coup le plus dur, tandis que les maisons unifamiliales résistent un peu mieux, portées par une demande toujours soutenue pour ce type de propriété en périphérie de l’île.

Pourquoi les acheteurs se font plus rares

Deux explications reviennent dans l’analyse de l’APCIQ. D’abord, un contexte économique jugé fragile : entre le taux directeur de la Banque du Canada maintenu à 2,25 % et l’incertitude entourant l'emploi dans certains secteurs, plusieurs ménages préfèrent attendre avant de se lancer. Ensuite, un facteur plus structurel : le resserrement des règles fédérales en matière d’immigration temporaire freine la croissance démographique du Grand Montréal, un moteur historique de la demande de logements. Selon Hélène Bégin, économiste à l’APCIQ, ce changement de cap démographique commence à se refléter concrètement dans le nombre de transactions.

Des prix qui, eux, continuent de grimper

Paradoxe apparent : alors que les ventes ralentissent, les prix médians des propriétés ont augmenté dans toutes les catégories en juillet 2026 par rapport à l’an dernier. L’explication tient à l’équilibre offre-demande : malgré la baisse du nombre de transactions, l’offre de propriétés à vendre reste limitée dans plusieurs secteurs prisés, ce qui maintient une pression à la hausse sur les prix. Résultat, le marché montréalais n’est ni en surchauffe ni en correction : il traverse plutôt une période d’ajustement où vendeurs et acheteurs mettent plus de temps à s’entendre sur un prix.

Ce que ça change concrètement pour vous

  • Les délais de vente s’allongent : il faut généralement plus de patience, tant à l’achat qu’à la vente.
  • Le pouvoir de négociation des acheteurs progresse légèrement, sans pour autant faire baisser les prix affichés.
  • Les copropriétés, plus touchées par le recul des ventes, offrent davantage de choix aux acheteurs.
  • Financer un achat reste un exercice serré avec des taux hypothécaires toujours élevés par rapport à la dernière décennie.

Pour les vendeurs, la recommandation qui revient chez les agences immobilières du Grand Montréal est simple : soigner la présentation de la propriété et fixer un prix réaliste dès la mise en marché, plutôt que de miser sur une surenchère qui n’a plus cours dans le contexte actuel. Du côté des acheteurs, le ralentissement des ventes peut représenter une fenêtre intéressante pour magasiner sans la pression d’une multiplication d’offres, un phénomène plus fréquent dans le secteur plus large de l’immobilier et de la construction au Québec ces dernières années.

Un marché à surveiller cet automne

Les courtiers interrogés par l’APCIQ s’attendent à ce que la tendance se poursuive à court terme, le temps que les conditions économiques et démographiques se stabilisent. Pour les ménages qui planifient un achat, le choix du bon financement demeure un facteur déterminant, dans un contexte où chaque point de pourcentage sur un taux hypothécaire pèse lourd sur le budget mensuel.

Questions fréquentes

Les prix des maisons vont-ils baisser à Montréal en 2026 ?

Non, pas pour l’instant. Malgré la baisse du nombre de ventes, les prix médians ont augmenté dans toutes les catégories de propriétés en juillet 2026, selon l’APCIQ.

Pourquoi les ventes immobilières reculent-elles dans la région de Montréal ?

L’APCIQ attribue ce recul à un contexte économique plus fragile ainsi qu’au resserrement des règles d’immigration temporaire, qui ralentit la croissance démographique du Grand Montréal.

Est-ce un bon moment pour acheter une propriété à Montréal ?

Le ralentissement des transactions donne aux acheteurs un peu plus de temps et de choix, notamment du côté des copropriétés, mais les prix restent élevés et ne montrent pas de signe de baisse à court terme.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Manon Vasseur
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