À Montréal comme ailleurs au Québec, maîtriser l’anglais est redevenu un atout professionnel décisif : en 2023, 45,4 % des établissements privés du Québec exigeaient le bilinguisme français-anglais pour certains de leurs postes, selon Statistique Canada. Dans ce contexte, suivre une formation anglais adaptée à ses besoins peut vraiment changer la donne sur une carrière, à condition de choisir la bonne approche.
Pourquoi une formation anglais a du sens sur le marché montréalais
Le bilinguisme progresse au Québec : il touchait 46,4 % de la population en 2021, contre 40,8 % vingt ans plus tôt. Au travail, la proportion d'employés utilisant le plus souvent l’anglais est aussi en hausse, en particulier dans le commerce, l’hébergement-restauration et les services professionnels. Les entreprises qui exportent ou collaborent avec des clients hors Québec s’appuient d’ailleurs de plus en plus sur des prestataires bilingues, à l’image des agences de traduction montréalaises qui accompagnent cette transition linguistique au quotidien.
Les critères pour bien choisir sa formation anglais
- Régularité plutôt qu’intensité : plusieurs courtes séances par semaine ancrent mieux les acquis qu’une session ponctuelle de plusieurs heures.
- Pratique orale dès le départ : s’exprimer en situation réelle, quitte à faire des erreurs, progresse plus vite qu’accumuler de la théorie.
- Un parcours personnalisé : le niveau de départ, les objectifs (travail, voyage, examen) et le rythme de vie doivent dicter la formule, pas l’inverse.
Pour les salariés qui préfèrent un encadrement structuré, une formation anglais dispensée par une école spécialisée propose souvent des horaires calés sur les contraintes professionnelles et un suivi individualisé, une option à comparer avec les cours en ligne ou les ateliers internes en entreprise selon le budget et le temps disponible.
Les erreurs les plus fréquentes à l’âge adulte
Les spécialistes de l’apprentissage des langues pointent toujours les mêmes pièges. Le perfectionnisme arrive en tête : attendre un vocabulaire riche et une grammaire irréprochable avant d’oser parler retarde indéfiniment la pratique orale, pourtant indispensable. Vient ensuite la traduction mot à mot depuis le français, qui crée des phrases peu naturelles et des blocages à l’oral. Enfin, l’absence de révision régulière efface rapidement les acquis : la mémorisation d’une langue repose sur la répétition espacée, pas sur l’intensité d’une seule session.
- Se concentrer sur la grammaire au détriment de l’aisance à l’oral.
- Apprendre du vocabulaire isolé, sans contexte d’usage réel.
- Fixer des objectifs trop généraux, sans lien avec son niveau ou ses besoins concrets.
Formation financée, en autonomie ou en entreprise ?
Dans un marché où coexistent pénurie de main-d’œuvre et postes vacants records, de plus en plus d'employeurs financent la formation linguistique de leurs équipes plutôt que de recruter à l’externe : c’est souvent un argument de rétention autant qu’un investissement dans la productivité. Le dernier budget québécois consacré à la transformation économique prévoit d’ailleurs un volet formation de la main-d’œuvre, où les compétences linguistiques trouvent naturellement leur place. Avant de s’inscrire, mieux vaut donc vérifier auprès de son employeur ou de son syndicat si une prise en charge, totale ou partielle, existe déjà.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour progresser réellement en anglais ?
Cela dépend du niveau de départ et de la régularité, mais la plupart des apprenants constatent une amélioration sensible de l’aisance orale après quelques mois de pratique régulière, à raison de deux à trois séances courtes par semaine.
Une formation anglais en ligne vaut-elle une formation en présentiel ?
Les deux formats peuvent fonctionner : l’important est la régularité de la pratique orale et le suivi personnalisé, qu’ils soient assurés par un formateur en ligne ou en salle.
Mon employeur peut-il financer ma formation anglais ?
De nombreuses entreprises prennent en charge tout ou partie d’une formation linguistique liée au poste : il est conseillé de se renseigner directement auprès des ressources humaines ou du service de formation continue.
Sources
Statistique Canada — Office québécois de la langue française — Babbel
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