L’épidémie de rage du raton laveur qui progresse dans le sud du Québec depuis sa réémergence en décembre 2024 continue de se rapprocher de la région métropolitaine. Selon les dernières données rendues publiques début septembre 2026, la province recense plus de 250 cas confirmés depuis le début de l’épisode, dont environ 165 pour la seule année 2026. Le cas confirmé le plus proche de Montréal a été détecté à Candiac en juillet.
Une zone de surveillance qui s’élargit
Face à cette progression, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a ajouté 34 nouvelles municipalités à la zone de surveillance rehaussée, dont 25 en Montérégie et 9 dans le Centre-du-Québec. Concrètement, cela signifie des équipes sur le terrain pour capturer, vacciner et relâcher les ratons laveurs, mouffettes et renards de ces secteurs, en plus d’un suivi renforcé des signalements d’animaux sauvages présentant des comportements anormaux.
Des centaines de milliers d’appâts vaccinaux épandus
Deux grandes opérations de distribution d’appâts vaccinaux ont eu lieu en 2026 : une première du 27 avril au 10 mai, puis une seconde, plus vaste, du 3 août au 13 septembre, couvrant environ 5 500 km² répartis sur 114 municipalités en Estrie, en Montérégie et au Centre-du-Québec. Au total, près de 815 000 appâts vaccinaux ont été épandus dans les zones boisées, en bordure des cours d’eau, des champs et des bâtiments abandonnés, ainsi qu’aux abords des poubelles. Les animaux sauvages sont immunisés de quatre à six semaines après avoir consommé l’appât, mais plusieurs années consécutives de campagnes sont nécessaires pour espérer éliminer la maladie de ces populations.
Ce type de surveillance de la faune n’est pas sans lien avec d’autres enjeux de santé animale suivis de près dans la région, à l’image des travaux présentés lors du congrès mondial de parasitologie tenu à Montréal, où les maladies transmises par la faune sauvage figuraient parmi les sujets discutés par les chercheurs.
Ce que ça change pour les citoyens et leurs animaux de compagnie
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) rappelle que la vigilance ne concerne pas seulement la faune sauvage : un premier cas a déjà été confirmé chez un chat domestique depuis le début de l’épidémie. Les autorités recommandent donc de maintenir à jour la vaccination antirabique des chiens et chats, y compris ceux qui ne sortent qu’occasionnellement, un rappel qui vaut aussi pour les propriétaires qui misent déjà sur des solutions de bien-être comme le CBD pour animaux de compagnie, qui ne remplace évidemment pas un protocole vaccinal à jour.
Autre consigne réitérée par les autorités : ne jamais toucher aux appâts vaccinaux distribués sur le terrain, même s’ils ressemblent à de simples sachets ou cubes appétents, et éviter tout contact avec un animal sauvage qui semble amorphe, désorienté ou anormalement peu farouche. La prudence s’applique aussi dans les lieux dédiés à la faune : même dans un cadre encadré comme celui du Zoo de Granby, le respect des consignes de sécurité animale reste la meilleure protection, aussi bien pour les visiteurs que pour les bêtes.
Questions fréquentes
La rage du raton laveur est-elle dangereuse pour l’humain ?
Oui, la rage est mortelle sans traitement si elle est transmise à l’humain, mais le risque réel de transmission reste faible si l’on évite tout contact avec un animal sauvage et que l’on consulte rapidement après une morsure ou une griffure suspecte.
Que faire si l’on trouve un appât vaccinal ?
Il ne faut pas y toucher ni le déplacer : il est conçu pour être consommé par la faune ciblée et reste efficace là où il a été déposé par les équipes du ministère.
Combien de temps la campagne de vaccination va-t-elle durer ?
Plusieurs années de distribution consécutive sont nécessaires : l’immunisation d’un animal après ingestion d’un appât ne suffit pas à elle seule à éliminer la maladie à l’échelle d’une population entière.
Sources
Alice et Hazina : les rhinocéros blancs qui font vibrer le Zoo de Granby
Au Zoo de Granby, deux nouvelles pensionnaires font tourner les têtes depuis leur arrivée : Alice et Hazina, deux femelles rhinocéros blancs âgées de quatre ans. Installées dans l’enclos aux côtés du mâle résident K.C., elles sont rapidement devenues l’une…
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