Au Québec, la demande d’aide alimentaire en 2026 atteint un niveau inédit. Selon une nouvelle étude économique commandée par Banques alimentaires du Québec, le réseau reçoit désormais plus de trois millions de demandes chaque mois, et la pression pourrait encore s’alourdir d’ici 2028. Derrière ces chiffres, c’est tout un pan de la population montréalaise et québécoise qui peine à joindre les deux bouts.
Plus de 3 millions de demandes chaque mois
Le réseau des banques alimentaires du Québec comptabilise aujourd’hui plus de 3 millions de demandes d’aide alimentaire par mois, soit une hausse de 6,6% en un an et de 37% depuis 2022. Sur une échelle plus longue, la demande a bondi de 61% depuis le début de la pandémie. Ces chiffres traduisent une réalité que plusieurs organismes régionaux observent déjà sur le terrain : en Outaouais comme en Gaspésie, la pression sur les dépannages alimentaires locaux s’est accentuée ces dernières semaines.
Une hausse alimentée par plusieurs facteurs économiques
Cette progression continue s’explique par la conjonction de plusieurs pressions sur le budget des ménages : le coût du logement, l’inflation alimentaire persistante et la précarité de l'emploi pour une partie de la population. Le phénomène ne touche plus seulement les personnes historiquement les plus vulnérables : de plus en plus de travailleurs à faible revenu et de familles avec enfants sollicitent désormais une aide qu’ils n’auraient pas envisagée il y a quelques années.
Vers 3,9 millions de demandes d’ici 2028
Une analyse économique réalisée par la firme Aviseo pour le compte de Banques alimentaires du Québec projette une poursuite de cette tendance : le nombre de demandes mensuelles pourrait grimper à 3,9 millions d’ici 2028, soit une hausse supplémentaire d’environ 26% en trois ans. Cette étude, une des premières du genre à modéliser l’évolution de l’insécurité alimentaire à moyen terme au Québec, doit permettre aux organismes du réseau d’anticiper leurs besoins en denrées, en financement et en infrastructures.
Que prévoit le budget québécois 2026-2027 ?
Face à cette pression croissante, le gouvernement du Québec a reconduit dans son budget 2026-2027 le financement dédié à l’achat de denrées pour le réseau, et prévoit une extension du programme d’infrastructures aux organismes locaux à compter de 2027. Martin Munger, directeur général de Banques alimentaires du Québec, a salué « l’écoute du gouvernement, ainsi que son engagement au cours des dernières années pour soutenir les Québécoises et les Québécois », tout en exprimant l’espoir de « passer d’une réponse d’urgence à des actions structurantes visant à réduire l’insécurité alimentaire ». Un enjeu qui s’inscrit dans un contexte plus large de pressions économiques sur les ménages, alors que le panier d’épicerie continue de peser lourd dans le budget des familles québécoises.
Questions fréquentes
Combien de demandes d’aide alimentaire sont recensées chaque mois au Québec en 2026 ?
Le réseau des banques alimentaires du Québec recense plus de 3 millions de demandes d’aide alimentaire par mois, soit une hausse de 6,6% en un an et de 37% depuis 2022.
Quelle est la projection pour 2028 ?
Une étude économique de la firme Aviseo prévoit que la demande mensuelle pourrait atteindre 3,9 millions d’ici 2028, soit une progression d’environ 26% par rapport à 2026.
Que fait le gouvernement du Québec face à cette hausse ?
Le budget 2026-2027 reconduit le financement pour l’achat de denrées et prévoit d’étendre le programme d’infrastructures aux organismes locaux à partir de 2027, une mesure saluée par Banques alimentaires du Québec.
Sources
- Le Devoir — Banques alimentaires : le nombre de demandes d’aide pourrait grimper de 26% d’ici 2028
- Banques alimentaires du Québec — Prévision de la demande d’aide alimentaire au Québec 2026-2028
- L’actualité Alimentaire — Budget 2026-2027 : réaction de Banques alimentaires du Québec
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
